Bibliographie sur le thème de la mort

Publié le par Edwige Chirouter

Des histoires pour penser…

La mort

 

Albums

 

dans-les-yeux-d-henriette_0.jpgVirginie Jamin, Dans les yeux d’Henriette, les albums Duculot Casterman

 

 

Un album magnifique sur la transmission qui raconte la rencontre poétique d’Henriette, vieille dame solitaire de 118 ans, et d’Armand, petit garçon partageant le même sentiment de solitude. Au fur et à mesure qu’Henriette transmet à Armand ses histoires sur le monde et l’existence, la vieille dame rapetisse (jusqu’à devenir aussi « petite qu’une fourmi ») et le petit garçon, lui, grandit. Jusqu’au jour où Henriette « disparaisse » complètement (le mot « mort » n’est pas prononcé) et laisse ainsi à Armand le soin de continuer à raconter des histoires à d’autres enfants… Dans ce récit, la mort n’est pas (est moins) un scandale quand elle intervient au terme d’un cheminement abouti et que l’on continue à exister dans le souvenir de ceux qui nous ont aimés.

 

 

 

* Kitty Crowther, Moi et rien, Ecole des Loisirs, Pastel (LC3)

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Une petite fille, Lila, fait face au deuil de sa mère grâce à un ami imaginaire qu’elle nomme « Rien ». Le plus douloureux dans la mort, c’est qu’elle nous sépare de ceux qu’on aime. Mais la vie continue malgré la douleur et l’absence que petit à petit le temps parvient à amoindrir. Lila finira par calmer sa douleur, à la tenir plus tranquille. Le printemps revient, son père sort de sa solitude et Lila comprend, grâce au cadeau extraordinaire qu’elle reçoit à la fin de l’album, que sa maman continuera d’exister dans leur cœur. Les documents d’accompagnement des programmes littérature cycle 3 incitent clairement à faire à partir de cet album un travail de mise en réseau sur le thème de la mort.

 

 

 

 

 

 

 

* Claude Ponti, L’arbre sans fin, Paris, L’école des loisirs

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Hipollène perd sa grand-mère adorée et entame, pour faire son deuil, un long voyage initiatique à travers « l’arbre sans fin ». De retour chez elle, après avoir traversée de multiples épreuves, elle retrouve Ortic, le monstre “ dévoreur d’enfants perdus ”,  qui la terrifiait au début de l’histoire. Il bondit sur elle une dernière fois en hurlant : “ Je n’ai pas peur de toi ! ”, mais elle peut désormais lui répondre : “ Moi non plus, je n’ai pas peur de moi ! ”. Sa réplique terrasse instantanément le monstre qui se ratatine en “ vieille salade moisie ” ! Hipollène a grandi et ne se laisse plus accaparer par ses pulsions dévorantes. Son voyage dans l’arbre de l’imaginaire et de la mémoire lui aura permis la plus belle des conquêtes : devenir soi-même. Incarnation symbolique de toutes ses angoisses, le monstre disparaît quand elle parvient à la sérénité et à la sagesse… Nous avons ici non seulement une illustration métaphorique de la thèse de Bettelheim sur la fonction des contes et des personnages effrayants, incarnation de nos propres peurs, mais aussi justement la démonstration de la finesse et de la subtilité de la création contemporaine : rien d’édifiant ici dans le message délivré par Claude Ponti mais bien une métaphore implicite qui fait le pari de l’intelligence interprétative du très jeune lecteur.

 

* Pascal Teulade, Bonjour Madame la Mort, Ecole des Loisirs, Lutin Poche,

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Une très vieille dame de 99 ans n’a nullement envie de mourir. Le jour où la mort se présente à sa porte, elle refuse obstinément de comprendre qu’il est temps pour elle de partir. La mort, dépitée, se laisse attendrir par la douceur et la joie de vivre de la vieille dame. Elle s’installe chez elle et se laisse bercer. Elles deviennent complices mais la mort doit repartir car en son absence le monde ne tourne plus rond ! Alors la vieille dame se décide à la suivre. Mais avant de quitter sa maison, elles s’organisent une dernière petite fête. La vieille dame peut alors reposer en paix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Kay Fender, Philippe Dumas, Odette, un printemps à Paris, Lutin Poche, L’école des loisirs

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L’album nous raconte la rencontre entre un oisillon, tombée du nid, Odette, et un vieux monsieur qui gagne péniblement sa vie en jouant de la musique dans le métro. Cette rencontre va peu à peu redonner de la joie de vivre au vieil homme solitaire. Mais à l’arrivée de l’hiver, Odette suit ses congénères vers l’Afrique. Quand elle revient au printemps suivant, le vieil homme n’est plus là mais il continuera d’exister dans le souvenir de son amie. Sa mort n’est donc pas racontée comme un événement triste, scandaleux ou tragique mais la suite logique d’un parcours qui finit plutôt bien puisqu’il aura connu l’amitié et qu’il continue de vivre à travers celle qu’il a aimé.

 

 

 

 

 

 

Documentaires et manuels de philosophie pour enfants

 

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 * Brigitte Labbé et Michel Puech, La vie et la mort, « Les Goûters philo », Milan jeunesse. Pour approfondir la problématique et trouver de petites situations qui peuvent relancer et enrichir la discussion.

* Françoise de Guibert, Pourquoi on meurt ? La question de la mort, autrement junior. La collection autrement junior propose des informations concrètes, des exemples et anecdotes, des extraits de livres qui permettent aux élèves de mieux appréhender la façon dont les différentes civilisations ont pu appréhender cette question.

* Dominique de Saint Mars et Serge Bloch, Grand père est mort, Calligram, Ainsi va la vie

 

 

 

 

 

 

Manuels pour professeurs des écoles et les parents

Pour aider les enseignants à mener des séances d’atelier philosophique dans leur classe et pour les parents pour trouver d’autres références et aider les enfants dans leur questionnement

* Edwige Chirouter. Lire, réfléchir et débattre à l’école élémentaire. A littérature pour aborder des questions philosophiques. Paris : Hachette, 2007 (coll. « Pédagogie pratique »)

* François GALICHET, Pratiquer la philosophie à l’école, 15 débats pour les enfants du cycle 2 au collège, Nathan, 2004

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